Lebanon ...

  • Frederick Lebrecht
  • Lebanon

Il y a des pays où tu ne penses jamais mettre un jour les pieds. Ce fut le cas avec la Chine, le Cap-Vert, le Koweit ou ... le Liban.

Tu connais à peine ce pays. De vagues souvenirs d'adolescents, des souvenirs télévisuels : la guerre, Beyrouth, les otages français. Tu te souviens d'un pays meurtri, d'un pays divisé teinté d'attentats, de bombes, de voitures piégés. On le sait, les médias n'évoquent que le sensationnel ou les drames, jamais la réalité des choses, le vécu de la population.

Depuis que je vis au Koweit, on me parle beaucoup de ce pays. 60% de mes élèves sont libanais et une grande partie du staff est originaire du pays au cèdre. Deux heures d'avion et tu atterris à l'aéroport Rafiq Hariri. Mon visa me permettant de quitter le Koweit, j'ai donc pris un avion direction un pays inconnu beau sur les photos vues sur Internet, un pays décrit par un article publié sur L'Orient du jour (voir le lien ...).

Arrivé au Liban, dès l'aéroport, tu te sens plus léger. On y parle français et surtout, il y a des arbres, de l'air frais. Certes, tu réalises vite que tu es dans un pays où l'occident a laissé sa trace, mais le dépaysement est là.

Ce que j'aime dans les aéroports (et j'en fréquente désormais beaucoup), c'est observer les familles, les parents, les couples qui se retrouvent. La joie se lit sur leur visage, les éteintes, les pleurs, les sourires complices, le soulagement aussi ... Les émotions sont palpables. C'est encore plus vrai, je crois dans un pays comme le Liban (ou le Koweit, comme j'ai pu le constater hier en attendant mon taxi).

Dès les premières minutes, tu compares le pays à ce que tu connais : la France ou les pays du sud-méditerranéen. Tu es dans une ville cosmopolite, chargée d'histoire qui vit au son des klaxons, des bruits de la rue. Ma seconde impression fut plus surprenante puisque j'ai traversé une partie du quartier chiite. Oui ... une erreur d'aiguillage. Je reparlerai de ce quartier puisque pour me rendre dans la montagne, je l'ai à nouveau traversé.

Arrivé à proximité de l'hôtel, quartier de Verdun, tu comprends que les séquelles de la guerre et les tensions au Proche-Orient font parties de leur vie quotidienne. Des rues sont interdites de circulation, des militaires patrouillent le doigt sur la gâchette ... Mais, l'atmosphère reste détendue. Quand tu demandes ton chemin à un jeune militaire, il te répond avec la plus grande des amabilités et avec le sourire.

Passons sur l'hôtel... Hôtel pour touristes occidentaux et autres hommes d'affaires en séminaires.

Mes premiers pas m'ont guidé jusqu'au front de mer. La mer est bleue ... oui, cela peut paraître logique, mais quand tu vis au Koweit, tu ne vois pas toujours la mer de cette couleur. Les paysages sont magnifiques, la montagne en arrière plan s'illumine à la tombée du jour. Ce qui te frappe enfin est l'air frais iodé que tu n'avais plus respiré depuis longtemps.

Les monuments sont légions ... mosquées, églises se côtoient dans une architecture parfaite. Les rues sentent le narguilé lemon-mint ... T

Tu rentres enfin à l'hôtel en traversant le quartier d'Hamra. Tu penses déjà à ta journée de demain qui te conduiras dans la montagne, dans le "fief" de la famille Joumblatt. Tu as prévu de visiter Beitedidine, Mir-Amine après avoir pris ton petit-déjeuner à Zaytouna Bay.

A suivre ....

Lebanon ... Lebanon ...
Lebanon ...
Lebanon ... Lebanon ... Lebanon ...
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