Et là .. tu exploses ton chrono ...

Ce matin avait lieu la West Gulf Race. Avec Manu, nous nous sommes inscrits aux 10 Km. Le parcours était le même que la RunQ8 : départ du Scientific Center et U-turn au niveau de la piscine. Comme toujours avec les courses au Koweït, les distances sont un peu erronées. Au lieu de courir 10 km, nous courons 10,23 km... 

Un peu de stress ce matin au réveil, vers 5h. la course commençait à 8h, mais il faut le temps au corps de se réveiller et pouvoir digérer un léger breakfast. 

A 7h20, je retrouvais Manu. Il faisait frais, mais le soleil était présent et surtout, le dut des deux derniers jours avait disparu. Des conditions idéales donc pour une belle course. L'objectif temps de Manu était de passer sous les 50 mn. Le mien était de faire mieux que les 42,24 de décembre dernier. Et je voulais surtout descendre sous les 40 mn aux 10. 

Le moment du départ est toujours intense. Tu piétines dans le sas. Cette fois-ci, il y a avis un sas "male" et un sas "female". Et, les 2km, 5km et 10km étaient mélangés. Au starter, tu démarres au fond, toujours, de "Age of love". 8 mn de son qui te mettent en jambe et te permettent de fixer ton allure et ta respiration. Au moment de passer le 1er km, tu ressens la montée d'adrénaline et cette émotion endorphinique qui traverse tout ton corps. Tu te rends compte que courir est en toi et est sans doute ce qui te donne les meilleures sensations de bien-être. Après le 1er km, tu ne penses plus qu'à l'horizon et au chrono. Tu dépasses quelques coureurs partis trop vite ou déjà fatigués. Et comme en décembre, au U-turn des 5km, tu te retrouves seuls avec pour objectif de dépasser ceux devant toi. 

Une petite "lutte" m'a opposé à un coureur. Tu sais, ce moment où tu le dépasses et il revient à ta hauteur. Alors, tu accélères un peu et tu vois que cela le booste. Alors, tu accélères encore, avec orgueil, pour finalement le lâcher. 

Le dernier km est en vue. Tu accélères encore car la seule chose à laquelle tu penses est ce chrono. Tu sais que tu vas descendre (de peu) sous les 40 mn et que tu vas exploser ton temps sur ensemble de la course. Alors, tu pousses encore et encore. Tu franchis la ligne. Un membre du staff te tend la main pour un "high-five". Tu checkes le chrono et putain que tu es fier de toi. Tu récupères la médaille et la course est finie. Et bizarrement, tu ressens de la frustration, car tu aurais aimé continuer. Tu te retournes alors pour voir les autres arrivants et le coureur que tu avais lâché te tend la main. Il semble fier de son temps, lui aussi. 

 

Quelques minutes plus tard, Manu arrive : 48,17 mn. Mission accomplie pour lui aussi. Alors, on parle de la course, de nos erreurs et surtout des prochaines : le fameux relais 2x5 km et surtout, surtout .. du 30 km dans le désert. Et là, à cet instant précis, tu n'as qu'une envie... repartir pour un 5km, histoire d'avoir une dernière dose d'endorphines. 

Et là .. tu exploses ton chrono ...
Et là .. tu exploses ton chrono ...
Et là .. tu exploses ton chrono ...
Et là .. tu exploses ton chrono ...
Et là .. tu exploses ton chrono ...
Et là .. tu exploses ton chrono ...
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