Et ce fut l'Enfer ...

Cela devait être une fête, un moment de plaisir, un bol d'air, une sortie longue dans le désert avec une envie de faire un bon chrono. Nous en parlions depuis de nombreux jours ... une course qui se terminera "de nuit" à la seule lueur de la lampe frontale. Et bien ... ce fut une épreuve dont ne nous ressortîmes pas indemnes. Je me pensais aguerri de ce genre de Trail, prêt à courir dans un désert de sable et de boue. Et bien non ! 

 

L'atmosphère était joviale. Bonne ambiance dans la voiture pour rejoindre la ligne de départ à 70 kilomètres de Salmiya. Un peu de stress quand même, mais c'était le stress d'avant course. Rien de plus. 

Le décor était beau, des pistes pensions-nous. Nous retrouvons quelques têtes connues et camarades de course. Nous sommes heureux de nous retrouver enfin sur une "vraie" course. Nous ne sommes pas nombreux pour le 24K. Je pense faire un truc pas mal. Je le pense jusqu'au 5ème kilomètres. Parti un peu vite, j'adapte mon Pace mais ce fut trop tard. D'autant que j'enrage sur les conditions : beaucoup de vent, de face et de côté et surtout ... de la boue et des ornières creusées par les quais et 4x4. Je me fais doubler plusieurs fois et au 10ème kilomètres, je décide marcher. L'idée d'abandonner au 12ème me vint même à l'esprit. 

Au 12ème, je repars pour la seconde boucle. Mes jambes sont lourdes et il commence à faire sombre. Podcast, musique ... rien n'y fait. C'est vraiment un jour sans. L'hydratation est bonne, mais je n'avance plus. Puis ... vient le moment où il faut allumer sa lampe. La photo sombre illustre ce que nous avons vécu. Nous n'y voyons rien. Lampe trop faible et le terrain était devenu épouvantable, labouré par les pas des coureurs du 7K et du 12K ; coureurs du 12K partis à 17h et qui te doublent, frais comme des gardons alors que toi, tu as déjà 1h30 de course dans les jambes. 

La foulée est plus que rase. Tu as même l'impression de creuser le sol, tant elle est rase. Les mètres s'enchaînent et tu alternes course et marche surtout dans les passages trop boueux. Tu ne rêves que de douche et d'un matelas. Tu penses aussi aux 170K que tu devras faire en juillet prochain, en Norvège. Tu rêves aussi d'une course sur bitume. Tu auras avalé ces 24K sans problème. Va falloir épouser le profil du traiteur désormais. 

 

La ligne d'arrivée est devant toi. Tu la franchis et tu souffles enfin. Les premiers arrivés te félicitent. Une chaise, de l'eau et tu te dis "plus jamais…". 1 heure plus tard, tu espères une nouvelle course. 

 

Cette course fut très mal gérée. Mon dernier point de repère était le 30K dans le désert, il y a deux ans. Mais, il y avait une bonne partie de bitume et le sol était plus tard, malgré des portions boueuses. Le départ à 16h était aussi à prendre en compte. Enfin, je me suis surestimé.  

 

Et ce fut l'Enfer ...
Et ce fut l'Enfer ...
Et ce fut l'Enfer ...
Et ce fut l'Enfer ...
Et ce fut l'Enfer ...
Et ce fut l'Enfer ...
Et ce fut l'Enfer ...
Et ce fut l'Enfer ...
Et ce fut l'Enfer ...
Et ce fut l'Enfer ...
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