Marathon de Doha - Part. II

Lever aux aurores, c'est-à-dire à 3h00 pour être sur la ligne de départ à 6h. Petit-déjeuner classique de jour de course. Tu checkes ton ravitaillement 10 fois par peur de ne rien oublier, tu fais de même avec ton équipement. Une douche et tu rejoins Manu dans le hall de l'hôtel. 

Pas du tout optimiste avec le temps ... tu sens l'humidité et le vent d'avant-orage. D'ailleurs, à peine arrives-tu sur la ligne de départ, qu'il pleut. Peu importe, cela mettra un peu de piment à la course. 

Au coup de pistolet de départ, tu te mets de suite dans ton rythme. Même stratégie qu'à Abu Dhabi : podcast de Taddéï dans l'iPod, rythme cool que tu vas maintenir tout au long des 4 boucles marquant les 42.195K. Mais ... il pleut, pire, il fait de l'orage et rapidement ce sont des trombes d'eau que tu te prends dans la gueule. Et cela va durer durant 1h30. Cela n'entame en rien ton moral. Seules les boucles lassantes vont l'entamer. Tu cours entre les buildings aux architectures surréalistes et le front de mer. Il y a pire comme paysage. Mais tu regrettes de ne pas courir davantage dans downtown. 

Rapidement, tu vas devoir courir à certains endroits où la chaussée est inondée et tu ne peux emprunter les bas-côtés de pelouse car ils sont trop boueux. Donc, tu lèves les genoux pour éviter les 7-8 cm d'eau. 

 

Après 1h30 de course, ton rythme est toujours aussi bon. Tu croises Manu aux U-turn. Il va bientôt achever son semi. Pour toi, c'est une deuxième course qui commence car tu n'as plus ce repère. Deuxième cours aussi car tu vas croiser, devoir dépasser les coureurs du 10K, les retardataires du Semi et enfin ceux du 5K. C'est le gros point noir de cette organisation; organisation un peu amateur quand même. 

Arrivé au 30-35e K, toujours pas de mur. Ton pace ralentit un peu, c'était prévu d'autant qu'il pleut à nouveau. Les kilomètres défilent et tu te sens bien. Tu sens dans ta poche arrière ton quartz rose. Il ne te quitte pas et ne te quitteras plus comme un porte-bonheur. Il te donne aussi du courage. A la fin d'un 42K, quand tes jambes sont lourdes et que le mental prend le relais de ton corps fatigué et abimé par cette pluie (ou par la chaleur...) et bien, tu te raccroches à un fétiche. 

 

Enfin la ligne est devant toi. Tu accélères un peu mais pas de sprint. A quoi bon ? L'émotion te gagne alors comme lors de chaque course, sauf à Houilles ... tes yeux s'embuent. Les frissons te gagnent... et enfin tu franchis cette ligne. Un oeil sur la montre. Le GPS ne correspond pas puisqu'i indique 43,39K. Ni le temps d'ailleurs. Peu importe, 3h29 / 3h36, on s'en fout. 

Tu récupères le ravito de fin de course, la médaille et surprise ... Manu est là. Belle surprise qui réchauffe.... Nous échangeons nos impressions sur le chemin de l'hôtel. Tu rêves d'un bain chaud, et d'entendre ta voix. Tu rêves aussi de repos... d'une sieste. 

 

Marathon de Doha - Part. II
Marathon de Doha - Part. II
Marathon de Doha - Part. II
Marathon de Doha - Part. II
Marathon de Doha - Part. II
Marathon de Doha - Part. II
Marathon de Doha - Part. II
Marathon de Doha - Part. II
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
F.L -  Hébergé par Overblog